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DAR TISLIT — Journal

Réforme de la Moudawana en 2026 : où en est-on pour les Marocains du monde ?

Rédigé par l'équipe DAR TISLIT · publié le 1 novembre 2026
Réforme de la Moudawana en 2026 : où en est-on, et qu'est-ce que ça change pour les Marocains du monde ?

Depuis 2023, on annonce la réforme de la Moudawana, le Code de la famille marocain. Sur TikTok et WhatsApp, certains la présentent déjà comme acquise. Mise à jour au 1er novembre 2026 : voici ce qui est réellement établi, ce qui reste à l'état de piste, et ce que cela change, ou non, pour un couple de la diaspora qui prépare son mariage.

Réponse rapide

Au 1er novembre 2026, la réforme de la Moudawana n'est ni votée ni en vigueur : c'est toujours le Code de la famille de 2004 (loi 70.03) qui s'applique. D'après la presse marocaine et les sites juridiques que nous avons consultés, le calendrier a glissé et l'examen du texte est renvoyé à la nouvelle législature. Aucune démarche n'est à faire aujourd'hui : pour un mariage, on se base sur les règles actuelles, confirmées auprès du consulat ou de la mairie.

Où en est la réforme de la Moudawana au 1er novembre 2026 ?

Le chantier a été lancé par une lettre royale en septembre 2023. Fin décembre 2024, une série de propositions de modification a été présentée, après avis du Conseil supérieur des oulémas. Restait à rédiger un projet de loi, puis à lui faire suivre le parcours habituel : Conseil de gouvernement, Chambre des représentants, Chambre des conseillers, publication au Bulletin officiel.

Ce parcours n'est pas achevé. Selon LesMRE (mis à jour le 15 octobre 2026), aucun texte n'a été adopté et aucune date de dépôt n'est annoncée. Un article de Médias24 du 12 août 2026 rapporte que le ministre de la Justice parlait de « derniers ajustements » et laissait entendre un examen durant la première année de la prochaine législature, ce que recoupent d'autres sites juridiques. Dès janvier 2026, Hespress relevait que la majorité comme l'opposition n'attendaient pas d'adoption rapide.

Une réforme annoncée n'est pas une réforme en vigueur : tant que le texte n'est pas publié au Bulletin officiel, le Code de 2004 fait foi.

Vous préparez un mariage et vous voulez avancer sans attendre les textes ? Nous commençons par comprendre votre situation et vos attentes.

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Quelles mesures sont évoquées, et lesquelles concernent la diaspora ?

Les pistes citées par la presse spécialisée sont des orientations, pas un texte de loi. Elles pourraient évoluer lors de la rédaction et du débat parlementaire. Parmi celles qui touchent le plus les familles de la diaspora :

Certains points, comme la filiation par test ADN hors mariage, auraient été écartés après l'avis des oulémas. Retenez surtout une chose : rien de tout cela n'est applicable aujourd'hui.

Qu'est-ce que ça change concrètement pour un couple de la diaspora ?

Pour l'instant, rien ne change dans vos démarches. Les futurs mariés de France ou de Belgique continuent de suivre les règles actuelles : pièces d'état civil, publication des bans, éventuelle transcription du mariage au consulat. Nous les détaillons dans notre guide Quels documents pour un mariage franco-marocain ? et dans Les étapes d'un mariage marocain traditionnel en France.

La réforme, si elle aboutit, concernera surtout les conséquences du mariage (garde, biens, logement) plus que la rencontre ou les fiançailles. Pour toute situation précise, le plus sûr reste de se renseigner auprès du consulat, de la mairie ou d'un avocat spécialisé en droit de la famille marocain.

Ce que montrent nos candidatures : un mariage qui se prépare maintenant

Les couples n'attendent pas les textes pour se projeter. D'après l'analyse de 697 candidatures de femmes ayant répondu à la question, reçues par DAR TISLIT en France, 51 % envisagent de se marier dans les 6 à 12 mois, et 28 % le plus tôt possible. Côté candidats, 74,7 % des 198 répondants disent prier régulièrement, et 31 % des 201 répondants à la question sur leur situation sont divorcés : des profils pour qui les règles de garde et de remariage ne sont pas un détail.

51 %
des candidates veulent se marier dans les 6 à 12 mois
28 %
le plus tôt possible
37 ans
âge médian des candidates et des candidats

L'âge médian de 37 ans, pour les 948 candidates comme pour les 380 candidats, rappelle que ce sont majoritairement des adultes installés, qui ont déjà un vécu. Plus d'informations dans Combien de temps avant de se marier ? et Se remarier après un divorce.

Pour vous, la famille et la religion comptent dans le choix d'un conjoint ? Nous en tenons compte dès le premier entretien.

Déposer une candidature →

Comment ne pas tomber dans les rumeurs ?

Chaque annonce de réforme déclenche des vidéos du type « la loi a changé ». Trois réflexes simples :

Autre sujet souvent mêlé à ces débats : le coût du mariage. Voir Qui paie quoi dans un mariage marocain ?.

DAR TISLIT accompagne les personnes d'origine marocaine qui souhaitent se marier sérieusement, avec discrétion et respect des valeurs de chacun.

Être accompagné(e) →

Questions fréquentes

La réforme de la Moudawana est-elle en vigueur en 2026 ?
Non. Au 1er novembre 2026, le texte n'est ni voté ni publié au Bulletin officiel. Le Code de la famille de 2004 (loi 70.03) reste applicable.
Quand la nouvelle Moudawana sera-t-elle adoptée ?
Aucune date n'est annoncée à notre connaissance. Selon la presse marocaine, l'examen est renvoyé à la nouvelle législature, ce qui exclut toute application immédiate.
Que change la réforme pour les Marocains de France et de Belgique ?
Si elle aboutit, elle concernerait surtout le mariage célébré à l'étranger, la garde des enfants, les biens du couple et le logement familial. Aujourd'hui, rien ne change dans les démarches.
Faut-il attendre la réforme pour se marier ?
Rien ne l'impose : les règles actuelles s'appliquent. Pour une situation précise, renseignez-vous auprès du consulat, de la mairie ou d'un avocat en droit de la famille marocain.
Le mariage sans deux témoins musulmans à l'étranger est-il déjà possible ?
C'est une piste évoquée dans la réforme, pas une règle en vigueur. Les conditions actuelles sont à confirmer auprès du consulat.
Les chiffres Dar Tislit concernent-ils toute la diaspora ?
Ils viennent de candidatures reçues par DAR TISLIT en France et en Belgique, de personnes d'origine marocaine. Ils décrivent ce groupe, pas l'ensemble de la diaspora.
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