Baromètre du mariage marocain
2026
Qui sont les Marocaines et les Marocains d'Europe qui veulent se marier aujourd'hui ? Quel âge ont-ils, quelle place donnent-ils à la foi, en combien de temps veulent-ils s'engager, et jusqu'où sont-ils ouverts ? Ce baromètre répond avec des données réelles : les 1 323 candidatures reçues par DAR TISLIT, analysées de façon agrégée et anonyme. Les chiffres sont recalculés le 1er de chaque mois ; ceux-ci datent du 1er novembre 2026.
D'après 1 323 candidatures de personnes d'origine marocaine vivant en Europe (946 femmes, 377 hommes) : l'âge médian est de 37 ans chez les femmes et de 37 ans chez les hommes ; 79,3 % des candidates veulent se marier dans l'année ; la religion est le premier critère cité par les femmes (48,3 %) comme par les hommes (32,8 %), loin devant le physique (9,1 % des hommes) ; et 79,5 % des candidates sont ouvertes à un Marocain de toute région.
Méthode : d'où viennent ces chiffres
DAR TISLIT est un service privé de mise en relation orientée mariage, réservé aux personnes d'origine marocaine. Chaque candidature est lue par une personne. Ce baromètre repose sur l'ensemble des 1 323 candidatures reçues au 1er novembre 2026 : 946 de femmes et 377 d'hommes, vivant pour la plupart en France et en Belgique. 696 candidates et 201 candidats ont en plus rempli un questionnaire détaillé (situation, valeurs, attentes, projet de vie).
- Questions à choix : pourcentage des personnes ayant répondu à la question (le nombre de réponses est indiqué à chaque fois).
- Questions libres (« Qu'est-ce que vous recherchez chez un homme ? »…) : part des réponses qui citent une idée, repérée par mots-clés et synonymes. Une réponse peut citer plusieurs idées : les pourcentages ne s'additionnent pas.
- Mise à jour : chiffres recalculés automatiquement le 1er de chaque mois, sur toutes les candidatures reçues depuis l'ouverture.
- Confidentialité : données agrégées et anonymes, aucun profil reconnaissable, aucun groupe de moins de 10 personnes publié.
- Limite : ces personnes ont choisi une démarche sérieuse de mariage. Elles ne représentent pas toute la diaspora marocaine, mais précisément celles et ceux qui veulent se marier.
Âge : la recherche d'un conjoint ne s'arrête pas à 30 ans
L'âge médian est de 37 ans chez les femmes et de 37 ans chez les hommes (âge moyen : 37,2 ans et 36,9 ans). Côté femmes, la tranche la plus nombreuse est celle des 35-39 ans, et 40,9 % ont 40 ans ou plus. Côté hommes, la tranche la plus nombreuse est celle des 40-44 ans, et 39,8 % ont 40 ans ou plus.
Femmes (946 candidates)
Hommes (377 candidats)
Nous détaillons ces résultats dans l'âge réel des femmes marocaines qui cherchent un mariage sérieux et l'âge que recherchent les hommes marocains.
Origines et langues : tout le Maroc, et des langues bien vivantes
Agadir est la ville d'origine la plus citée par les candidates (9,3 %), et Agadir par les candidats (12,2 %). Suivent, côté femmes, Casablanca (4,8 %), Meknès (4,7 %), Oujda (4,1 %), Rabat (2,7 %), Marrakech (2,4 %). Les célibataires viennent de toutes les régions du pays.
Chez les hommes, 57,1 % parlent couramment la darija et 28,2 % un peu (177 réponses). La langue des parents se transmet, même quand le français est la langue du quotidien. Nous en parlons dans faut-il parler chleuh pour épouser un(e) chleuh ?
Ce portrait vous ressemble ? Chaque candidature est lue par une personne, jamais par un algorithme.
Déposer une candidature →Ce qu'ils recherchent chez leur futur conjoint
À la question libre « Qu'est-ce que vous recherchez chez un homme ? » (694 réponses), les candidates citent d'abord :
À la question « Quels sont vos critères les plus importants ? » (198 réponses), les candidats répondent :
Dans le questionnaire à choix, la religion figure dans toutes les combinaisons les plus fréquentes des « 3 éléments les plus importants dans un mariage » choisies par les candidates (689 réponses).
Le physique arrive loin derrière : les célibataires marocains cherchent d'abord quelqu'un qui partage leur foi et qui les respecte.
Pour aller plus loin : ce que les femmes marocaines attendent vraiment d'un homme et les vrais critères de choix des femmes marocaines.
Foi et hygiène de vie des hommes
11,7 % disent prier occasionnellement. 86,9 % ont le permis de conduire (191 réponses) et 77 % sont véhiculés (200 réponses), un point qui compte quand la rencontre se fait entre deux villes. Nous expliquons comment rester dans le halal quand on cherche à se marier en Europe.
Délai : une vraie envie de s'engager, des deux côtés
Côté femmes (696 réponses), le mariage est un projet à court terme :
Côté hommes (195 réponses), le rythme est un peu plus partagé :
Autrement dit, 79,3 % des candidates et 53,3 % des candidats veulent se marier dans l'année. L'écart tient surtout aux hommes qui « ne savent pas encore » : rarement un refus de s'engager, plus souvent le besoin de rencontrer d'abord la bonne personne. Les étapes, de la rencontre à la fête, sont détaillées dans les étapes d'un mariage marocain traditionnel.
Enfants et famille
Côté hommes, 18,8 % répondent « peut-être » et 7,4 % non. Côté femmes, 12,6 % n'ont pas encore décidé. L'écart est réel et mérite d'être abordé tôt dans une rencontre : c'est l'un des sujets qui font échouer des rapprochements pourtant prometteurs. La famille élargie, elle, reste centrale : 40,6 % des candidates la citent spontanément parmi ce qu'elles recherchent chez un homme.
Beaucoup de candidats ont déjà une histoire : 31 % sont divorcés (200 réponses) et 31,3 % ont au moins un enfant (199 réponses).
La foi, la famille, le délai : nous en parlons dès le premier entretien, pour ne proposer que des rencontres qui ont un sens.
Commencer ma démarche →Ouverture : région, distance, divorce
L'origine régionale compte de moins en moins
Réponses de 696 candidates. L'idée qu'il faudrait épouser quelqu'un « de chez soi » recule nettement chez celles qui veulent se marier.
La proximité géographique, elle, compte encore
47,9 % des candidates préfèrent quelqu'un de leur région de vie, 26 % « pas nécessairement » et 25 % peu importe (695 réponses). Côté hommes, 33,5 % ne cherchent que près de chez eux, 28,9 % sont ouverts dans tout leur pays, 19,3 % sans préférence et 7,6 % ouverts à l'international (197 réponses).
Épouser une femme divorcée, avec ou sans enfants
Réponses de 198 candidats. Quand la femme a des enfants, la porte se ferme davantage : 25 % oui, 14,2 % peut-être, 60,8 % non (176 réponses). Nous accompagnons ces situations avec tact, voir se remarier après un divorce : le vécu des femmes marocaines.
Le projet de retour au Maroc
La question n'est posée qu'aux hommes (200 réponses) : 57 % envisagent de rentrer vivre au Maroc « peut-être un jour », 21,5 % en ont un projet concret, et 9,5 % non. Au total, 78,5 % des candidats gardent ce retour en tête : un sujet de projet de vie à aborder avant le mariage, surtout avec une conjointe très installée en Europe.
Citer ce baromètre
Les chiffres de ce baromètre peuvent être repris librement, par la presse, les associations, les chercheurs ou les créateurs de contenu, à condition de citer la source et la date des données, avec un lien vers cette page :
Les chiffres clés, prêts à citer
Chaque phrase se suffit à elle-même et peut être reprise telle quelle, avec un lien vers cette page.
Journalistes : pour un entretien avec Nadia, fondatrice de DAR TISLIT, ou des chiffres complémentaires (toujours agrégés et anonymes), écrivez à contact@dartislit.com.
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